Débutons avec Linux

 

 

Ce site a pour but de venir en aide aux débutants qui installent Linux. Il fournit un résumé de certaines documentations et des exemples concernant l'installation et la configuration de Linux. Il n'est pas terminé (et ne le sera sans doute jamais), je vous prie donc de m'excuser pour les quelques sections incomplètes.

 Choisir une distribution

 Aller la chercher

 L'installer

 La configurer

 Eléments supplémentaires

 La bibliographie

La recherche de fichiers

 L'aide

 Compteur Linux

 Contactez-moi

 

Je remercie les   personnes qui ont honoré ce site de leur visite.

 Si ces briques en fond d'écran vous gênent, cliquez ici.

Mise à jour : 30/10/1998.

 

Choix d'une distribution

Il existe beaucoup de distributions de Linux. J'ai découvert récemment Mandrake ; il s'agit d'une RedHat 5.1 avec l'interface graphique KDE, très jolie et facile à installer et à configurer. A l'heure où j'écris ces lignes, il est question d'en faire une version extrêmement simplifiée et une très complète.

IMPORTANT: aussitôt installée, Mandrake gère par défaut les problèmes liés à la francophonie, en particulier les accents.

Les distributions les plus faciles à installer sont probablement RedHat (que je commence à connaître et sur laquelle est basé l'ensemble des exemples de cette page) et Suse (que je ne connais pas du tout).

Il m'est arrivé d'installer une Slackware, mais avec plus de difficultés. J'y suis toutefois parvenu, c'est donc très faisable.

J'ai eu des problèmes insurmontables avec d'autres distributions appelées Sunny, Debian, et d'autres. Cela ne signifie pas du tout que ces distributions ne sont pas bonnes, mais simplement que j'ai eu personnellement de grosses difficultés quand j'ai essayé de les installer. Il semble d'ailleurs que ces autres distributions ont d'autres attraits quand on maîtrise bien Linux.

Deux conseils pour le choix d'une distribution :

 la lecture du Distribution-Howto (en français) qui décrit les caractéristiques des diverses distributions,

 si vous avez dans votre entourage quelqu'un capable de vous aider, il est peut-être judicieux de prendre la même distribution que lui afin qu'il puisse vous renseigner plus facilement.

Une fois choisie la distribution, il faut se la procurer.

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Se procurer Linux

Linux est disponible de plusieurs façons.

 On trouve beaucoup de livres sur Linux en librairie. Plusieurs de ces livres contiennent une ou plusieurs distributions de Linux sur CD-ROM.

 On trouve des distributions voire des paquets de distributions également en librairie, dans des boîtes avec un manuel d'installation succint mais adapté.

 On peut trouver Linux en vente par correspondance, et vraiment pas cher, chez Lindis.

 On peut télécharger Linux à partir d'un site FTP. Je fournis ici un point d'entrée sur Paris VI, mais il existe beaucoup de sites miroirs recensés par exemple sur :

 Linux-France,

 Linux-center,

 Linux-kheops,

 l'université de Nancy.

Nous pouvons à présent passer à la phase d'installation.

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Installation de Linux

La première opération consiste à sauvegarder absolument tout ce que vous ne voulez pas perdre. Le changement ou l'ajout d'un système d'exploitation sur un ordinateur a de grandes chances de détruire toutes les données sur les unités disques concernées et même au-delà en cas de fausse manœuvre.

Il faut se demander avant de commencer si on est bien sûr de pouvoir restaurer le système et les fichiers sauvegardés en cas de gros problème, c'est-à-dire en particulier d'accéder ex nihilo aux périphériques de stockage qui ont servi à la sauvegarde. Il serait imprudent de procéder à l'installation de Linux si on n'est pas sûr de soi mais qu'on a besoin de l'ordinateur le lendemain matin...

J'envisage ici l'installation à partir d'un CD-ROM puisque je pense que c'est le mode le plus courant bien qu'on puisse installer Linux à partir d'un réseau ou en chargeant une partie de la distribution sur une partition du disque dur. Je présente, pour la RedHat et pour la Slackware, l'installation sans disquette.

 

 Pour la RedHat, c'est très simple : après avoir chargé le DOS par exemple, se placer dans le répertoire DOSUTILS du CD-ROM et taper AUTOBOOT

 Pour la Slackware, il s'agit d'abord de choisir un noyau en fonction de sa configuration matérielle (on explique comment dans la documentation). On recopie dans un répertoire du disque dur ce noyau qui s'appelle vmlinuz ou zimage ou encore bzimage. On copie aussi les fichiers LOADLIN.EXE et COLOR.GZ puis on lance un fichier batch contenant (ou on tape directement)

loadlin zimage root=/dev/ram rw initrd=color.gz

et l'installation commence.

Le programme d'installation donne le choix entre divers claviers, le clavier français correspond à fr-latin1.

Il cherchera ensuite le CD-ROM et selon qu'il est très standard (ATAPI par exemple) ou très exotique, il peut le trouver seul, ou bien demander son type, ou encore l'adresse des ports d'entrées/sorties et l'interruption nécessaires pour y accéder. Si vous ne disposez pas de ces éléments, vous avez une chance de les trouver dans la notice du lecteur de CD-ROM ou dans le panneau de contrôle de Windows ou encore dans un fichier de configuration du DOS (autoexec.bat ou config.sys).

On a ensuite le choix entre installation d'un système et mise à niveau d'un ancien. On choisira la première option cette fois-ci.

RedHat donne le choix, pour partitionner les disques entre disk druid et fdisk. Les deux sont équivalents, ce n'est qu'une différence de présentation. La gestion de l'écran de disk druid est quand même plus conviviale.

Il faut être conscient qu'il y a incompatibilité entre les deux fdisk du DOS et de Linux. Les partitions de Linux ne peuvent être créées ou détruites que par le fdisk de Linux (ou disk druid) et les partitions DOS ne doivent être créées ou modifiées que par le fdisk du DOS.

On réservera au moins une partition assez volumineuse pour le système de fichiers racine de Linux et un petit bout de 30 à 60 Mo pour la partition de swap.

Les disques durs IDE s'appellent /dev/hda, /dev/hdb, etc. et les disques durs SCSI s'appellent /dev/sda, /dev/sdb etc. Physiquement, deux tresses partent en général du contrôleur IDE vers les disques et chacune peut porter deux unités disques donc au total quatre disques désignés par le Bios par disque primaire ou secondaire et maître ou esclave. Une tresse supporte /dev/hda et /dev/hdb et l'autre /dev/hdc et /dev/hdd, ce qui explique qu'on peut disposer de /dev/hda et /dev/hdc sans avoir de /dev/hdb.

Certaines documentations mettent en garde contre l'impossibilité d'amorcer une partition située au delà du premier giga-octet du disque, ou d'une taille supérieure à 1 Go. Il semble que ce ne soit pas un problème pour les versions récentes de Linux.

Je donne ici trois exemples de partitionnements qui fonctionnent parfaitement avec RedHat 5.0, les deux premiers voient cohabiter Linux et Windows.

PC type Desktop premier disque dur 1,2 Go IDE, second disque dur 6 Go, un lecteur Jaz Iomega SCSI et un lecteur de CD-Rom SCSI :

Partition     amorçable      système    taille     commentaire
/dev/hda                                           disque IDE 1
/dev/hda1     *              Dos/Win    1,2 Go     partition primaire (C: sous Dos)
/dev/hdb                                           disque IDE 2
/dev/hdb1                    Dos/Win    1,9 Go     partition primaire (D: sous Dos)
/dev/hdb2                               1,9 Go     partition étendue
/dev/hdb5                    Dos/Win    1,9 Go     disque logique     (E: sous Dos)
/dev/hdb6                    Linux swap  32 Mo     Echange Linux      (inconnu de Dos)
/dev/hdb7                    Linux      300 Mo     Linux (secours)    (inconnu de Dos)
/dev/hdb8                    Linux      1,9 Go     Linux (normal)     (inconnu de Dos)
/dev/sda                                           Jaz Iomega SCSI
/dev/sda1                    Linux      1,0 Go                        (F: sous Dos)
/dev/scd                                           Lecteur CD-ROM SCSI
/dev/scd0                                          CD-ROM SCSI        (G: sous Dos)

Sur cet exemple, j'ai installé deux fois Linux. La partition de 300 Mo sert seulement au dépannage. S'il y a un problème sur la partition /dev/hdb8 qui empêche de l'amorcer, je peux utiliser ce secours pour aller procéder aux réparations.

Autre exemple : PC portable, un disque dur IDE 3,3 Go et un CD-Rom ATAPI :

Partition     amorçable      système    taille     commentaire
/dev/hda                                           disque IDE 1
/dev/hda1     *              Dos/Win    1,0 Go     partition primaire (C: sous Dos)
/dev/hda2                               1,0 Go     partition étendue
/dev/hda5                    Dos/Win    1,0 Go     disque logique     (D: sous Dos)
/dev/hda6                    Linux swap  32 Mo     Echange Linux      (inconnu de Dos)
/dev/hda7                    Linux      300 Mo     Linux (secours)    (inconnu de Dos)
/dev/hda8                    Linux      1,0 Go     Linux (normal)     (inconnu de Dos)
/dev/hdc                                           CD-ROM ATAPI       (E: sous Dos)

Dernier exemple : le même portable maintenant que j'ai supprimé Windows :

Partition     amorçable      système    taille     commentaire
/dev/hda                                           disque IDE 1
/dev/hda1     *              Linux      3,3 Go     Linux              (inconnu de Dos)
/dev/hda2                                32 Mo     partition étendue
/dev/hda5                    Linux swap  32 Mo     Echange Linux      (inconnu de Dos)
/dev/hdc                                           CD-ROM ATAPI       

Le programme propose une liste de "packages" à installer. Il me semble que ce n'est pas mauvais de tout installer quand on ne connaît pas leur contenu. La touche F1 permet d'avoir une brève description de chacun. Bien sûr, pour pouvoir tout installer, il faut avoir prévu suffisamment d'espace disque.

L'installation se termine par la configuration de l'écran graphique, du réseau et de l'imprimante qui peuvent être remis à plus tard en cas de difficulté, puis la saisie d'un mot de passe, et enfin l'installation de lilo.

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Lilo pour lancer Linux

Lilo est un programme qui modifie le MBR (Master Boot Record) du disque sur lequel la machine s'initialise. Il peut donner le choix entre plusieurs systèmes (Dos, Windows, Linux, OS/2, etc.). Lors de l'initialisation il demande quels systèmes doivent figurer sur la liste et lequel doit être lancé par défaut.

Lilo peut aussi servir à préciser la configuration du système comme par exemple la géométrie des disques durs ou l'existence de plusieurs cartes Ethernet. Dans certains cas, Linux a besoin de ces informations pour s'initialiser correctement.

Une fois que lilo est exécuté, la machine est réinitialisée. C'est là qu'on voit si tout s'est bien passé. Si c'est le cas, on voit apparaître à la fin de l'initialisation un prompt

login :

et on peut se connecter avec l'identité root et le mot de passe qu'on a saisi lors de l'installation. On peut décompresser un peu et se promener dans l'arborescence en utilisant les commandes élémentaires d'Unix comme cd, ls, pwd, man, more... Attention, le fait d'être connecté en tant que root vous donne le privilège de faire des bêtises irréparables...

Pour pouvoir consulter plus agréablement les fichiers, on adoptera un éditeur. On en aura besoin de toute façon pour modifier des fichiers de configuration par exemple.

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Choix d'un éditeur

Le choix d'un éditeur est une question tout à fait personnelle. Il faut en essayer plusieurs, apprendre les commandes les plus indispensables, puis les plus utiles, et quand l'un des éditeurs plaît plus que les autres, il faut lire entièrement sa documentation afin de découvrir toutes les merveilles dont il est capable.

Personnellement, j'aime bien joe. Le plus courant est probablement vi, et le plus puissant (et le plus compliqué ?) est peut-être Emacs. Comme je le rappelle, c'est une question de goût. Le tout est de bien maîtriser l'un d'eux.

Chacun a évidemment une documentation importante.

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Configuration de Linux

Là encore je traite le cas de RedHat que je connais mieux. Je vais envisager la configuration de plusieurs éléments.

 le fichier /etc/fstab

 le fichier /etc/passwd

 l'interface graphique X11R6

 l'imprimante

 le réseau (Ethernet)

 l'accès Internet par le câble

 l'accès au Web, au courrier, aux groupes de discussion

 les éléments spécifiques aux portables

 les spécificités de la langue française

 IP Masquerade pour distribuer l'accès Internet

Avec les autres distributions, cela se passe à peu près de la même façon mais les noms de fichiers et leurs chemins d'accès peuvent varier légèrement.

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Le fichier /etc/fstab

Ce fichier est lu lors de l'initialisation de Linux, il contient les informations nécessaires pour le montage des systèmes de fichiers. Chaque ligne correspond à un système de fichiers. Voici un exemple d'une telle ligne :

/dev/hdb1 /windows vfat noauto,user,ro 0 0

Le premier champ détermine la partition qui doit être montée. Dans cet exemple il s'agit de la première partition du deuxième disque dur.

Le deuxième champ renseigne sur le point de montage, en l'occurrence le répertoire /windows. Ce répertoire doit être créé (commande mkdir /windows) faute de quoi Linux ne pourra pas y monter le système de fichiers. Une fois la partition montée, le fichier connu sous Windows comme d:\temp\image.gif sera accessible à partir de Linux comme /windows/temp/image.gif.

Le troisième champ spécifie le type de système de fichiers. Les types principaux sont

 ext2 : le système standard sous Linux

 iso9660 : le système utilisé par les CD-ROM

 msdos : le système utilisé par Dos, et non par Windows !

 vfat : le système utilisé par Windows

 swap : désigne une partition réservée au fichier d'échange

 proc : désigne un répertoire virtuel géré par Linux et contenant des informations sur le système

 nfs : désigne un système de fichier situé sur le réseau et géré par une machine distante

Le quatrième champ contient des options de montage, dont les plus usuelles sont

 defaults : options par défaut

 noauto : signifie que le système de fichiers ne doit pas être systématiquement monté par Linux à l'initialisation mais seulement à la demande, en cours de session

 ro : signifie que le système de fichiers doit être monté en lecture seule (c'est en particulier le cas des CD-ROM)

 user : cette option est très intéressante car elle permet de monter un système de fichier sans avoir la priorité de super utilisateur root

Les deux derniers champs servent à organiser les sauvegardes automatiques des systèmes de fichiers et leur vérification éventuelle. Je vous renvoie à la documentation pour plus de détails.

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Le fichier /etc/passwd

Ce fichier contient des informations sur les comptes système et utilisateurs et en particulier les mots de passe.

La première ligne concerne root et est de la forme

root:motdepassecrypte:0:0:root:/root:/bin/bash

Si vous êtes seul à utiliser la machine, ou si vous avez une confiance totale dans les autres utilisateurs de la machine, vous trouvez peut-être inutile de disposer d'un mot de passe sur le compte root et sur les autres. Pour supprimer le mot de passe, il suffit alors de le faire disparaître de cette ligne du fichier /etc/passwd, cette ligne devient alors dans notre exemple

root::0:0:root:/root:/bin/bash

Les lignes suivantes du fichier /etc/passwd correspondent à des comptes systèmes et ne doivent pas être modifiées. Enfin, il y a les lignes qui correspondent aux utilisateurs non privilégiés et auxquelles vous pouvez, si vous le souhaitez, faire subir le même traitement qu'à la première.

Notons que pour invalider un compte, c'est-à-dire interdire temporairement tout accès à ce compte, il suffit de remplacer le mot de passe crypté par un astérisque :

pirate:*:510:510:pirate:/home/pirate:/bin/bash

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L'interface graphique Xfree86

La configuration de l'interface graphique ne va pas toujours sans peine. Le premier et meilleur conseil que je puisse donner est de trouver des informations sur la carte graphique et sur le moniteur.

Il s'agit de connaître la marque et le modèle de la carte video et si possible le type du processeur graphique. Dans le cas où vous ne trouveriez pas de gestionnaire exactement prévu pour votre carte graphique, vous avez des chances de pouvoir quand même en utiliser un prévu pour une carte ressemblante. Il y a déjà beaucoup de cartes supportées, et leur nombre s'accroît. Même les marques les plus récalcitrantes à donner les informations nécessaires pour écrire un driver cèdent afin de ne pas s'aliéner les utilisateurs de plus en plus nombreux de Linux. La liste des cartes graphiques supportées figure dans le Hardware-Howto. Le programme Superprobe peut aussi vous aider à déterminer les éléments de votre configuration.

Il vous faut aussi connaître la marque et le modèle de votre moniteur. Là, vous avez statistiquement moins de chances de le trouver dans le liste des moniteurs connus, mais vous pourrez toujours vous en sortir si vous connaissez ses caractéristiques (fréquences horizontale et verticale notamment).

Pour configurer l'interface graphique, il existe un programme qui s'appelle Xconfigurator. Après quelques essais, on finit en général par arriver à une configuration correcte. Attention toutefois à ne pas dépasser les capacités de votre moniteur car il y a effectivement risque de l'endommager.

Je signale qu'il existe un produit commercial metroX qui m'a semblé fonctionner très bien. Je l'ai trouvé avec une distribution RedHat vendue chez les Logiciels du Soleil.

Compte tenu des difficultés que j'ai eues lors des premières installations de Xfree86, j'envisage de détailler un peu plus cette configuration... quand j'aurai un moment pour cela. A moins que quelqu'un me propose de le faire...

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L'imprimante

L'installation de l'imprimante se fait très simplement soit lors de l'installation de Linux, en répondant aux questions sur ce sujet, soit en utilisant l'interface graphique control panel. Pour cela, il s'agit de passer en mode graphique avec la commande startx puis d'ouvrir une fenêtre xterm si le programme d'initialisation ne l'a pas déjà fait. Tapez alors control-panel et vous verrez apparaître un menu graphique comportant entre autres un bouton pour configurer l'imprimante. Vous préciserez alors quel type d'imprimante est connectée et sur quel port.

Le fichier qui comporte les informations concernant l'imprimante ou les imprimantes est /etc/printtab, mais il est plus sûr de n'y accéder que par l'intermédiaire du control-panel.

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Les cartes Ethernet

Pour configurer un réseau local Ethernet, il est indispensable de commencer par la lecture de Net3-HOWTO et de Ethernet-HOWTO.

Je conseille très vivement la lecture du livre "Administration réseau sous Linux" dans lequel j'ai appris à peu près tout ce que je sais sur les réseaux. Il est très bien fait, en français, édité chez O'Reilly qui édite beaucoup de bons livres concernant Linux. L'auteur est Olaf Kirch.

Pour les quatre cartes Ethernet que j'ai, Linux n'a pas posé de problème, contrairement à Windows. Il a su détecter immédiatement les adresses de ports et numéros d'interruptions nécessaires. J'ai deux cartes de marque D-Link (une PCMCIA D-Link 660CT et une D-Link 530CT+) qui sont reconnues comme Tulip et deux cartes apparemment plus exotiques de marque Trust dont je n'ai jamais trouvé trace dans les docs et dans les listes de matériels supportés, mais qui sont reconnues comme compatibles NE2000.

Dans le cas où deux cartes sont présentes dans la même machine, il peut être nécessaire de le signaler dans le fichier /etc/lilo.conf (voir le howto) mais chez moi, cela fonctionne sans cette précaution.

La configuration se fera de façon aisée par l'intermédiaire du control-panel, en deux fois. Dans le panneau "gestion des modules", il faudra ajouter les modules Ethernet concernant le type de carte présente, et préciser éventuellement les ports d'entrées/sorties utilisés ainsi que les numéros d'irq. On pourra, le cas échéant, trouver ces informations dans les messages qu'affiche le Bios lors de l'initialisation de la machine, ou dans le panneau de configuration de Windows ou encore grâce à un logiciel fourni sur la disquette qui accompagne la carte.

Après cette configuration de modules, il faut relancer la machine et lire attentivement les messages de Linux (qu'on peut retrouver après l'initialisation par la commande dmesg) pour voir si tout s'est bien passé. Le control-panel permet de configurer la liste des hôtes, les adresses IP, passerelles, DHCP, etc. Je crois qu'il me serait vraiment très difficile de tout détailler et que je suis obligé de vous renvoyer aux documentations et en particulier au livre d'Olaf Kirch. Si vous ne connaissez rien aux réseaux, vous serez de toute façon obligé d'apprendre un minimum pour pouvoir l'utiliser.

Si vous voulez relier vos machines par Ethernet, il faudra évidemment le prévoir lors de l'installation de Linux et lui demander d'installer ce qui concerne le réseau. En particulier, le serveur nfs permet à chaque machine de monter sur un système de fichiers local les disques des autres machines du réseau. Il faudra gérer les droits d'accès du point de montage, mettre dans le fichier /etc/exports les droits qu'on donne aux utilisateurs extérieurs, modifier le fichier /etc/fstab pour y faire figurer les systèmes de fichiers de type nfs.

Je signale un détail car il m'a fait perdre énormément de temps. Si votre liaison est faite par un câble BNC (câble coaxial) il faut mettre un té sur chacune des cartes et mettre un "bouchon" sur les extrémités libres des tés, même s'il n'y a que deux machines avec un câble entre les deux.

J'ai l'impression que si on utilise un câble RJ45, il faut obligatoirement disposer d'un "hub" si on a trois points de connexion ou plus, mais je suis preneur de toute information précise à ce sujet.

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L'accès Internet par le câble

J'ai la chance d'accéder à Internet par le câble, et cette possibilité est de plus en plus étendue avec la propagation du câble TV. L'une de mes machines est donc connectée d'une part au modem câble et d'autre part à mon réseau local.

Le fournisseur d'accès Internet délivre en général dans ce cas une adresse dynamique, c'est-à-dire qui est négociée par un protocole qui s'appelle DHCP et qui est évidemment supporté par Linux. J'ai trouvé une page web qui traite très bien de ce sujet, je vous donne donc un lien sur cette page. Je suis abonné au réseau France Telecom Câble, mais cela ne fait aucune différence dans la configuration par rapport à l'exemple fourni qui concerne la Lyonnaise des Eaux si je me souviens bien.

Remarque : Linux me permet de connecter toutes les machines de mon réseau local à Internet grâce à une astuce qui s'appelle IP-Masquerade et qui est mentionnée ailleurs dans cette page. Je ne sais même pas s'il est possible de faire la même chose sous Windows.

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Web, mail, news

Netscape Communicator est disponible sous Linux et permet, si le réseau est correctement configuré, d'accéder à Internet, au courrier et aux groupes de discussion. Il est en général fourni avec les distributions de Linux. Il est aussi disponible sur le site de Netscape et sur les sites FTP mentionnés plus haut sur cette page.

Pour l'utiliser, il faut le configurer en parcourant les menus et en y introduisant les préférences concernant les fontes et les adresses des serveurs de mail et de news. J'ai assez peu de conseils à donner dans ce domaine car je ne peux pas dire que ma configuration soit un chef d'œuvre.

J'ai l'impression que le problème des touches mortes (nécessaires pour les accents circonflexes et trémas) ne sera résolu qu'avec la sortie d'une version française.

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Le cas du portable

Vous trouverez ici des informations sur

 la configuration du port infrarouge

 les cartes PCMCIA

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Le port infrarouge

Les portables possèdent souvent un port infrarouge qui leur permet de piloter une imprimante ou de se connecter en réseau. Linux supporte ce type de ports et l'installation se fait grâce au Linux-Irda-Howto.

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Les cartes PCMCIA

Les portables sont handicapés par la difficulté d'ajouter des cartes d'extension. Maintenant il existe les cartes PCMCIA qui ont le format carte de crédit. Il existe souvent un ou deux emplacements pour elles dans les portables.

On peut y insérer des cartes réseau Ethernet, des modems, des cartes Flash, et d'autres encore.

La documentation nécessaire pour cette installation se trouve dans le PCMCIA-Howto. J'ai ainsi installé une carte Ethernet de type D-Link 660CT dans mon portable avec succès. L'installation a été un peu délicate car Linux n'arrivait pas à détecter le numéro d'interruption utilisé par le contrôleur (Intel i82365). Je détaillerai plus cette installation quand j'aurai un peu de temps. En attendant je peux dire que tous les petits soucis de configuration que j'ai eus étaient dus à une lecture insuffisante de ce HOWTO.

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Quelques éléments de confort

Vous trouverez ici des informations sur :

 la touche NumLock

 affichage de ls en couleur

 le programme fortune

 impression des pages man

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La touche NumLock

Il peut être fastidieux de devoir activer la touche NumLock à chaque chargement de Linux. Quand on oublie et qu'on ne regarde pas ce qu'on tape, cela se traduit par une commande erronée et c'est agaçant. Voici la méthode à suivre pour que cette touche soit automatiquement activée (je déconseille de le faire sur un portable ou sur une machine dont le clavier est démuni de pavé numérique car l'effet est alors indésirable). Il suffit d'ajouter au fichier /etc/rc.d/rc.local (pour RedHat) les lignes suivantes :

#initialisation de NumLock

INITTY=/dev/tty[1-8]

for tty in $INITTY ; do

Setleds -D +num < $tty

Done

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La commande ls en couleurs

Il est possible de demander à la commande ls d'afficher les noms de fichiers ou de répertoires en couleurs afin de différencier leurs attributs (répertoire, exécutable, etc). Pour cela, il suffit d'ajouter au fichier au fichier /etc/bashrc (pour RedHat) la ligne

alias ls="ls --color"

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Le programme fortune

Si vous voulez, vous pouvez obtenir l'affichage d'un petite phrase de bienvenue, plus ou moins drôle, à la connexion. C'est ce que gère le programme fortune. Pour l'activer, il s'agit d'abord de vérifier qu'il est installé (c'est-à-dire que le fichier /usr/games/fortune est présent) puis de modifier le fichier /etc/profile en lui ajoutant la ligne :

/usr/games/fortune

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Imprimer les pages man

Vous aurez besoin de consulter ces pages pour vous préciser la syntaxe et l'action de chaque commande de Linux. Dans certains cas vous voudrez imprimer une rubrique sur papier. Si vous disposez d'une imprimante PostScript, vous pourrez sortir une page impeccablement présentée grâce à la commande :

man -t commande | lpr

En remplaçant commande par le nom de la commande voulue.

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Linux et la langue française

J'essaie de faire le moins de fautes possibles, mais je ne suis pas à l'abri des erreurs. Si vous trouvez une faute de frappe, d'orthographe ou de grammaire, ayez la gentillesse de me la signaler. Linux gère tant bien que mal les problèmes spécifiques au français, en particulier les problèmes de clavier et de caractères d'accents. J'avoue ne pas avoir compris grand chose pour le moment et j'ai l'impression que le problème des accents circonflexes et trémas sous Netscape n'est pas encore résolu. Je vous renvoie donc au French-Howto, et au guide du rootard qui parlent de ce genre de questions.

Je signale que j'ai résolu la plupart des problèmes d'accents sans effort en adoptant Mandrake.

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Bibliographie

J'ai trouvé quelques livres et autres documents sur Linux, je vous dis ici ce que j'en pense (ce ne sont que mes impressions personnelles) :

Ces trois livres sont comparables, ce sont de gros pavés qui exposent les bases nécessaires pour débuter avec Linux. Je ne peux pas exprimer de préférence pour l'un d'eux. Mon conseil : lisez la table des matières avant d'acheter un livre. Chacun de ces livres contient une (ou plusieurs) distributions de Linux sur CD-ROM.

J'ai beaucoup appris avec Administration réseau sous Linux de Olaf Kirch édité chez O'Reilly. Cet éditeur propose par ailleurs beaucoup d'excellents livres sur Linux.

Ce livre apprend beaucoup sur le fonctionnement interne de Linux. Il me semble indispensable dès qu'on n'est plus tout à fait débutant et qu'on veut faire de la programmation système.

est accessible au débutant et fait un premier tour d'horizon du système.

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Recherche de fichiers

On a parfois besoin de chercher un fichier dont on connaît le nom (peut-être approximativement), mais pas l'emplacement. Pour cela, on peut utiliser la commande find:

find /home/tex -name devoir*.tex

cherchera tous les fichiers TeX dont le nom commence par devoir (et qui portent le suffixe .tex) dans le répertoire /home/tex.

Certains éditeurs effectuent des sauvegardes des fichiers modifiés en ajoutant un tilde à la fin de leur nom. Si on veut supprimer ces sauvegardes (analogues aux .BAK sous DOS) on peut taper

find . -name '*~' -ok rm {} \;

Il serait trop long de détailler ici toutes les possibilités de la commande find qui sont évidemment décrites dans man find.

De plus en plus difficile : je cherche mon répertoire téléphonique, je ne sais plus où il est ni comment il s'appelle ! Pas de panique, je sais que Dupont y figure. Alors voici la commande que je tape :

find / -name '*' -exec grep -l Dupont {} \;

Notez que les noms de fichiers qui contiennent des caractères génériques ? ou * sont mis entre quotes.

Pour retrouver les recettes de cuisine, je peux aussi faire

find / -name 'frites' -exec grep -l "choucroute garnie" {} \;

Notez que dans "entre quotes frites", les quotes ne sont pas nécessaires puisqu'il n'y a pas de caractères de remplacement. C'était un jeu de mots laid pour gens bêtes…

Pour redevenir plus sérieux, consultez aussi la page man de la commande grep.

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IP Masquerade

IP-Masquerade est un dispositif qui permet sous Linux de donner l'accès à Internet à plusieurs machines connectées en réseau, avec un seul compte. La machine connectée directement au fournisseur d'accès transmet alors les paquets de sorte que le serveur croie avoir affaire à une seule machine. Elle décode les paquets qui entrent pour savoir à qui les faire suivre. Tout fonctionne : web, mail, news. Les machines du réseau local peuvent même disposer d'un système d'exploitation autre que Linux, par exemple Windows et accéder simultanément et indépendamment à tous les services. Le dispositif est très efficace. Il va de soi que la machine qui effectue la tâche de répartition reste totalement disponible et peut, elle aussi, accéder au web en même temps que les autres. Pour l'installation, j'ai suivi pas à pas les indications du HOWTO : aucun problème à signaler.

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Où trouver de l'aide ?

L'aide commence par un bon dicton : aide toi et le ciel t'aidera (j'en sais quelque chose). Elle est disponible dans la bibliographie. Elle peut vous venir de quelqu'un de votre entourage qui connaît déjà Linux.

Mais si vous ne devez compter que sur vous-même, je crois que la première aide est la lecture des HOWTO, des pages man, des FAQ et du guide du rootard. Evidemment il faut beaucoup de patience et un peu de temps.

Je signale qu'il existe aussi quelques initiatives personnelles comme la mienne destinées à vous venir en aide de façon totalement désintéressée, par goût pour Linux. Après tout, je profite avec Linux du travail acharné de toute l'équipe qui l'a mis au point, c'est une façon pour moi d'apporter ma contribution.

Je signale que je ne suis pas une hot line, je n'ai d'ailleurs pas assez de compétence pour répondre aux questions que vous voudriez me poser. Je constate tristement que je reçois beaucoup de demandes d'aide du style "comment puis-je faire fonctionner mon bidulateur modèle XWZ245 sous Linux ?" et très peu de messages du style "C'est pas mal ce que tu as fait, je te propose mon aide ne serait-ce que pour améliorer la présentation de ton site ou écrire un paragraphe sur tel truc qui m'a donné du mal et dont j'ai enfin compris comment l'installer".

Pour ne pas terminer sur cette note pessimiste, je signale que j'accepte de l'aide, et j'espère que j'en aurai...

... au moins un petit peu ! Merci d'avance.

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